L'essentiel du parc parisien est ancien. Les immeubles haussmanniens et faubouriens reposent sur des façades en pierre de taille ou en moellons, des murs de refend porteurs au centre du bâtiment et des planchers en bois ou en fer et plâtre (poutrelles métalliques remplies de plâtre ou de briques). Ces planchers portent d'un mur à l'autre : avant toute modification, il faut savoir dans quel sens ils travaillent et sur quoi ils s'appuient.
Dans les quartiers plus populaires, on rencontre aussi des immeubles à pans de bois enduits, des cours avec ateliers et anciens locaux artisanaux, des caves voûtées en sous-sol. Les pavillons en meulière ou en brique existent encore dans certains arrondissements périphériques. À côté, les immeubles en béton des années 60-70 obéissent à une autre logique : voiles et dalles coulés en place, où l'on ne perce rien sans repérer les armatures et les zones de reprise.
Les projets que nous traitons le plus souvent à Paris sont des transformations intérieures : ouverture d'un mur porteur entre cuisine et séjour, réunion de deux lots, création d'une trémie pour un duplex, aménagement de combles. S'y ajoutent les reconversions de locaux d'activité en logements, les commerces en rez-de-chaussée qui veulent libérer leur surface et les immeubles anciens dont on veut connaître l'état avant des travaux lourds.
Dans tous ces cas, la question est la même : par où passent les charges aujourd'hui, et par où passeront-elles demain. Cela suppose souvent de visiter la cave ou l'appartement du dessous.